2 Conseils pour un business pitch réussi

Un article du New York Times évoquait le Business Tweet Pitch connu comme “biztweet, twitpitch ou twitch”. Il s’agit pour les marketers ou entrepreneurs de développer un pitch en maximum 140 caractères pour expliquer leur projet.

Cette idée, logique continuité de l’elevator pitch, est un exercice pertinent.

Voici deux conseils que tout marketer, entrepreneur ou vendeur se doit d’appliquer pour concevoir un pitch réussi :

Si je continue à vous lire, écouter…

Que vais-je apprendre ?

De quoi vais-je bénéficier ?

Est-ce assez clair ?

Ai-je envie d’en savoir plus ?

Si les réponses à ces interrogations ne sont pas suffisamment convaincantes pour vous en tant que consommateur, client… pourquoi devraient-elles l’être pour vous en tant que marketer, entrepreneur ou vendeur ?

Le trajet d’un ascenseur (Elevator Pitch)

Vous avez une minute pour présenter votre projet, vos objectifs, vous-même.

Votre auditeur ne connait rien de tout cela et à la fin de cette minute, il faut qu’il ait envie d’en savoir plus et surtout qu’il soit persuadé du bénéfice que vous amenez.

 
Êtes-vous prêt ?

Les entreprises face aux réseaux sociaux : Boeing manœuvre

L’article précédent, L’influence des réseaux sociaux sur les entreprises, nous montre que les réseaux sociaux permettent à n’importe quel anonyme de débuter une discussion sur n’importe quelle entreprise (B2B, B2C…), d’émettre un avis négatif ou d’entreprendre une attaque virale…
Le défi est de s’y préparer, d’intégrer une communication de crise médias sociaux parce qu’habilement utilisés, ils sont un moyen de communication efficace.

Je ne m’attarderai pas sur le fait que Boeing ne traite pas, habituellement, avec les enfants de 8 ans et qu’il est ‘normal’ qu’ils n’aient pas de réponses adaptées à ce public.
Ni sur le fait que le père de Harry est un professionnel de la communication et qu’il a su tirer profit de l’histoire.
Mais sur la réponse de Boeing par les tweets suivants à une communauté qui n’est pas nécessairement sa clientèle directe.

« La lettre publiée par M. Winsor est une réponse requise. Pour les enfants, nous pouvons faire mieux. Nous y travaillons »
« Nous sommes des experts dans l’aviation mais novices des medias sociaux. Nous apprenons sur le tas »

Quelle est cette formule magique qui a permis à Boeing de renverser la situation, d’humaniser leur entreprise et d’augmenter leur capital sympathie ?

La réaction habile de Boeing c’est d’avoir saisi intelligemment l’opportunité d’interagir rapidement avec la communauté et se résume par les deux tweets mentionnés ci-dessus :

  • Admettre l’existence d’un problème : « La lettre publiée par M. Winsor est une réponse requise ».
  • Promettre de le résoudre : « Pour les enfants nous pouvons faire mieux. Nous y travaillons ».
  • Accepter de se remettre en cause : « Nous sommes novices des médias sociaux ».
  • Humaniser l’échange : « Nous apprenons sur le tas ».

L’influence des réseaux sociaux sur les entreprises : Boeing

L’histoire commence le 26 avril 2010 sur le blog de J. Winsor où il raconte la mésaventure de son fils Harry avec Boeing dans son article: “Is Your Customer Service Ready for the New World of Openness?

Harry, 8 ans, adore les avions et en dessine régulièrement des modèles. Il décide d’envoyer son dessin à Boeing leur suggérant de fabriquer le sien.
La réponse fût rapide et formelle, une réponse juridique :

“Nous n’acceptons pas les idées non sollicitées. L’expérience nous a montré que la plupart des idées ont déjà été étudiées par nos ingénieurs et qu’il peut y avoir des conséquences imprévues en les acceptants… ” (Traduction libre)

Il est incontestable que, pour des raisons évidentes de propriété intellectuelle, la réponse est adéquate. Mais pour un enfant de 8 ans c’est un peu tôt pour ce genre de leçons juridiques.

Il y a quelques années, cette histoire aurait pu passer inaperçue. Dans le meilleur des cas, le feu se serait éteint de lui-même mais en altérant l’image de marque de l’entreprise.
Dans le pire des cas, cela aurait engagé bien plus de ressources qu’un simple tweet.

Le 27 avril 2010, soit un jour après la publication de l’article par M. Winsor sur la mésaventure de son fils, Boeing répond :

“The letter Mr. Winsor posted is, as he said, a required response. For kids, we can do better. We’ll work on it.”
« La lettre publiée par M. Winsor est une réponse requise. Pour les enfants, nous pouvons faire mieux. Nous y travaillons »

Le 28 avril 2010, un deuxième tweet attire l’attention :

“We’re expert at airplanes but novices in social media. We’re learning as we go.”

« Nous sommes des experts dans l’aviation mais novices des medias sociaux. Nous apprenons sur le tas »

Les déboires de Nestlé avec Greenpeace ne sont probablement pas étrangers à cette réponse habile et ont marqué un tournant dans la gestion des attaques via les médias sociaux.

Les réseaux sociaux influencent la communication des entreprises, les poussent à changer leurs manières d’interagir avec les consommateurs et limitent les choix disponibles à 2 :

  • L’absence du web et/ou de réaction :

La communication d’entreprise n’est plus le monopole des entreprises.
L’histoire se fera quand même sans vous et cela ne vous protégera pas des commentaires négatifs ni des attaques virales.

  • La présence :

A chaque histoire il y a au moins deux versions. Une présence sur les réseaux sociaux vous donnera l’occasion de suivre de près l’évolution des discussions et surtout l’opportunité d’y répondre intelligemment.

 

10 Conseils pour réussir sa présentation PowerPoint

La qualité d’une bonne présentation PowerPoint est souvent déterminante pour conclure une vente, convaincre le comité de direction ou motiver des collaborateurs. Elle dépend bien plus de l’orateur que de l’outil.

Pour la réussir il suffit d’appliquer quelques règles simples et prendre en considération certains éléments :

1. Qui êtes-vous ?

Tout d’abord commencez par vous présenter. Cette étape est primordiale pour la suite car elle doit répondre à l’interrogation que je me pose : « Pourquoi devrais-je vous écouter ? ».

L’article 7 Astuces pour développer un business pitch détaille les aspects qui doivent être pris en considération afin de vous présenter de manière efficace.

2. Le temps

Tout ce qu’on peut dire lors d’une présentation est conditionné par le temps qu’on nous accorde.

Adapter le contenu ne signifie pas raccourcir uniquement ce temps de 30 minutes à 20 minutes mais implique de sélectionner la partie susceptible d’intéresser les participants et s’y maintenir.

3. La simplicité

Sans vouloir tomber dans l’extrême simplification que les détracteurs de PowerPoint lui reprochent, il est important de concevoir la présentation en prenant en compte l’attention de l’audience.

Le meilleur moyen de dissiper l’attention des participants est un slide touffu.

Gardez en tête que vos interlocuteurs ne sont pas tous des experts du sujet, ils sont présents parce qu’ils veulent être convaincus que :

  • il y a une opportunité à saisir
  • vous êtes l’expert qu’ils cherchent

4. Les annexes

L’essentiel de l’exposé c’est l’interaction qu’il y a entre vous et votre auditoire et non entre votre auditoire et les slides.

C’est pour cela que les annexes sont utiles, elles permettent aux participants d’approfondir le sujet, de retrouver la matière, les graphiques et les tableaux. Elles peuvent être distribuées au préalable ou on peut signaler qu’elles sont disponibles à la fin de la présentation pour ceux qui le désirent.

5. L’objectif

L’objectif principal est de communiquer.

Si vos auditeurs quittent la présentation avec confusions et interrogations, vous avez échoué.

Pour déterminer la justesse de l’objectif faites passer ce test à vos slides :

  • Quel est le message qui ressort ?
  • Quel est le message que je veux communiquer ?
  • Quelle est la clarté des propos ?
  • Le focus, y a-t-il un moment où l’idée directrice de la présentation se perd ?

6. La pertinence

La pertinence implique que vous connaissez votre auditoire et ce qui les intéresse. C’est votre meilleur atout pour garder leur attention.

En partant d’une présentation générique, il est possible de l’adapter pour qu’elle soit en phase avec les intérêts de vos interlocuteurs.

7. La comparaison

La comparaison permet d’expliquer concrètement une situation ou un bénéfice. Elle favorise la compréhension d’un concept complexe.

Exemple : Les capacités de stockage d’un lecteur e-book sont plus palpables quand on les exprime en nombre de livres qu’en Gb (Gigabyte).

8. L’interaction

L’utilisation habile des interrogations augmente l’interaction et la dynamique de la présentation. De plus, elle enrichit l’échange et le personnalise.

Choisissez régulièrement une personne à qui vous parlerez pour amplifier l’effet de la personnalisation. L’échange, dans ce cas, ne doit pas être trop long pour éviter d’intimider le participant.

9. La pratique

Pratiquez et répétez tant que cela est nécessaire afin de réduire le stress et l’anxiété pour ceux qui n’ont pas l’habitude de parler en public.

Le but est d’être capable de délivrer le message de manière compréhensible par les autres.

10. Le feedback

C’est un moyen efficace de continuer à communiquer et collecter des informations importantes.

Il doit être envers les prospects mais aussi vis-à-vis de l’équipe chargée de la préparation de la présentation.

Un débriefing s’avère utile afin d’améliorer la présentation, signaler les éléments qui ont bien fonctionné, les lacunes et aussi pour motiver l’équipe.

 
Prévoyez une solution de secours et bonne chance!

7 astuces pour développer un business pitch

Le business pitch est un terme anglais qui signifie la présentation d’une idée, personne, organisation, produit, service ou d’un projet pour les vendre.

Cette présentation doit être un discours court et persuasif.

Préparer son pitch est une manière intelligente d’avoir sous la main un discours qui permet de communiquer ce que vous faites et susciter l’envie de votre interlocuteur d’en savoir plus.

La liste ci-dessous vous permettra de développer efficacement votre business pitch:

Qui êtes-vous ?

Soyez concret et évitez les phrases superflues.

Votre présentation doit nous apprendre ce que vous faites exactement.

Pensez aux verbes actifs et au bénéfice réel que vous apportez quotidiennement ou projeté.

Exemple : « J’analyse pour mes clients les statistiques de campagnes marketing ce qui améliore leur connaissance du marché et les aide à affiner leurs décisions ».

Vos interlocuteurs

Pour un business pitch réussi, il est essentiel de bien connaître son audience.

À qui s’adresse votre produit ou service ?

Quel est le problème que vous tentez de résoudre ?

Vous êtes là pour communiquer une solution, satisfaire un besoin qui pourrait intéresser certaines personnes.

Vous êtes là pour répondre à l’interrogation : « L’achèterais-je ? »

C’est le moment de partager votre passion avec conviction et sans excès.

Soyez clair

Éliminez le jargon, ne laissez aucune place à l’interprétation.

Attention aux détails et évitez les contradictions.

Tous les chiffres et faits doivent être exacts.

Le contexte

L’objectif de votre pitch peut parfaitement se décliner dans une histoire qui se concentre sur le problème à résoudre ou l’expérience d’un client…

De cette manière la corrélation entre le besoin et la solution sera amplifiée.

La curiosité

Ne perdez pas de vue que l’un des objectifs de votre pitch est de : « Susciter l’intérêt ».

Vous ne devez pas tout couvrir sur votre sujet mais suffisamment pour que votre projet s’accroche dans l’esprit de vos interlocuteurs.

Soyez bref mais prêt à approfondir le sujet

Notre attention est limitée et se disperse très rapidement.

Allez à l’essentiel et évitez tout ce qui n’est pas nécessaire mais soyez prêt à argumenter et à approfondir le sujet si vous en avez l’opportunité.

Posez une question

Les questions sont des brises glace naturels. Elles permettent d’engager plus facilement les discussions. De plus, les réponses peuvent vous orienter sur les intérêts de vos interlocuteurs.

La veille marketing, Pourquoi ?

En parcourant internet ou en vous référant à des bibles du marketing, de la stratégie ou de l’économie vous trouverez une multitude de raisons pour faire de l’intelligence économique et comment mettre en place des analyses concurrentielles.

Vous êtes un adepte convaincu des veilles stratégiques ?
Vous n’y voyez pas l’utilité ? Les explications sont trop parsemées de jargons et de mots techniques ?
Que vous soyez néophyte ou expert voici une incitation on ne peut plus claire à sa pratique :

Quelqu’un, quelque part, est entrain de développer un produit qui rendra le votre obsolète. Georges Doriot

Cette citation illustre parfaitement la raison d’être de la veille marketing et son importance dans un environnement économique en évolution constante et rapide.
Ce n’est ni plus ni moins que de garder un œil sur ses concurrents pour espérer pouvoir y faire face.

Georges Doriot – Wikipédia
via Brand Autopsy

Promoted Tweets : Les tweets sponsorisés arrivent sur twitter

Twitter s’est enfin doté d’un business model et met en place sa plateforme de monétisation les Promoted Tweets.

Les tweets sponsorisés sont des tweets avec lesquels on peut interagir.
En un premier temps, les Promoted Tweets seront affichés dans le flux de recherches et seront reconnaissables par les utilisateurs (Virgin America, Best Buy, Starbucks, Red Bull, Bravo et Sony Pictures font parties des premières marques à poster des Promoted Tweets).

On peut aisément imaginer qu’avec 50 millions de tweets par jour, twitter représente un canal de communication très alléchant pour les entreprises.
Grace à l’achat de mots clés les marques pourraient se positionner sur des conversations et engager des discussions avec les consommateurs. Ce qui permettrait aussi d’identifier les fans les plus fidèles…

La pérennité de ces Promoted Tweets dépendra aussi de la communauté et du degré d’intérêt et d’interaction qui lui seront accordés.

À terme, ils pourraient apparaitre sur les statuts de ceux qui le souhaitent contre compensation financière.

 
Y aura-t-il plus de recherches commerciales sur Twitter que sur Google ? Pour l’instant, j’en doute.
Cela va-t-il marcher ?
L’avenir nous le dira.

Les réseaux sociaux, notre actif le plus important ?

L’arrivée des réseaux sociaux a radicalement changé internet et le comportement des internautes.

 
De plus en plus de résultats de recherches incluent l’expérience d’achat de ceux qui sont dans nos réseaux sociaux.
En quelques clics nous avons accès à une multitude de critiques ou tests de produits, aux mises à jour de statuts d’inconnus…

Le web se transforme et change nos habitudes.
Quelle incidence cela a-t-il sur notre futur ?

 
Tout simplement que notre capital relationnel et e-réputation seront des atouts considérables.

 
Qui n’est pas tenté de faire une recherche web sur le futur employé qu’il voudrait engager ?
Même si on nous assure que (pour le moment) cela n’entre pas en ligne de compte, on avons-nous la certitude?
Qui aura le plus de considération, celui qui a 2 amis sur facebook ou celui qui a 1700 followers sur twitter?
Quel consultant choisirez-vous, le totalement absent d’internet ou celui qui une trentaine de recommandations sur linkedin?

 
D’un point de vue marketing, ce capital relationnel est une valeur qui sera certainement en augmentation et une donnée qui continuera à être examinée attentivement par les marketeers.

En effet, les produits achetés par nos amis ont de meilleures chances de se retrouver dans nos paniers.
Nos amis sont notre source de confiance, nous avons le même style de vie… Ils nous connaissent mieux que n’importe quel algorithme d’analyse ou de recherche.
Ce qui attire leur attention, nous intéressera aussi.

L’utilisation judicieuse des médias sociaux et l’exploitation de nos capitaux relationnels permettront des messages marketing mieux ciblés.

 
Dans ce monde hautement interconnecté, il est temps d’établir les bases de votre Personal Branding, de construire votre capital social et de veiller à votre e-réputation, ce seront très certainement parmi vos actifs les plus importants.